204 Connexité. Exemples d’applications.
Connexité. Exemples d’applications.
analysis
Diverses approches de la connexité
Soit un espace métrique.
Une approche topologique
Les assertions suivantes sont équivalentes.
Il n’existe pas de partition de en deux ouverts disjoints non vides.
Il n’existe pas de partition de en deux fermés disjoints non vides.
Les seules parties à la fois ouvertes et fermées de sont et .
Un espace métrique vérifiant l’une des assertions de 1 est dit connexe.
Remarquons qu’il s’agit-là d’une définition topologique : tous les résultats de cette sous-section sont donc valables dans le cadre plus général d’un espace topologique.
Soit . Les assertions suivantes sont équivalentes.
est connexe.
Si avec , ouverts de tels que , alors
Si avec , fermés de tels que , alors
n’est pas un connexe de .
Une partie ouverte et fermée d’un espace connexe est vide ou égale à l’espace entier.
L’image d’un connexe par une application continue est connexe.
Soit continue. Alors il existe deux points diamétralement opposés de qui ont la même image par .
est connexe si et seulement si toute application continue de dans est constante.
Soit une famille de parties connexes de . On suppose que Alors, est connexe.
et sont des connexes de , mais pas .
Un produit fini d’espaces métriques est connexe si et seulement si ces espaces métriques sont tous connexes.
connexite-des-valeurs-d-adherence-d-une-suite-dans-un-compact
Soit un espace métrique compact. Soit une suite de telle que . Alors l’ensemble des valeurs d’adhérence de est connexe.
Lemme de la grenouilleSoient continue et une suite de telle que Alors converge si et seulement si .
Une approche géométrique
On appelle chemin de tout application continue. L’image du chemin s’appelle un arc, l’origine de l’arc et son extrémité.
est dit connexe par arcs si pour tout , il existe un arc inclus dans d’origine et d’extrémité .
Il s’agit là encore d’une définition topologique.
Un espace connexe par arcs est connexe.
L’ensemble est un connexe de non connexe par arcs.
La réciproque est vraie dans un ouvert d’un espace vectoriel normé.
et ne sont pas homéomorphes.
Une approche algébrique
On définit la relation suivante sur :
est une relation d’équivalence sur .
Si , sa classe d’équivalence est la réunion des connexes contenant .
Une classe d’équivalence pour la relation est une composante connexe de .
est la réunion disjointe de ses composantes connexes. est donc connexe s’il n’admet qu’une seule composante connexe.
On se place dans le cadre où est un espace vectoriel euclidien. Alors, est non-connexe. Ses composantes connexes sont et .
Les composantes connexes de sont des fermés de . Si elles sont en nombre fini, ce sont également des ouverts de .
Exemples d’applications en analyse
En analyse réelle
Les connexes de sont les intervalles.
Des valeurs intermédiairesSoient un intervalle de et continue sur . Alors est un intervalle.
Une autre manière d’écrire ce résultat est que si (resp. ) avec , alors pour tout (resp. pour tout ), il existe tel que .
Théorème de DarbouxSoient un intervalle de et dérivable sur . Alors est un intervalle.
En calcul différentiel
Soit un ouvert connexe d’un espace vectoriel normé . Soit où est un espace vectoriel normé. Si est différentiable et telle que , alors est constante sur .
Soit une fonction holomorphe sur un ouvert connexe de telle que la suite converge uniformément sur tout compact de . On note la limite de la suite . Alors, il existe tel que .
Soit un ouvert connexe d’un espace vectoriel normé . Soit . Si est de classe et telle que est une isométrie, alors est une isométrie affine.
En analyse complexe
Soit un ouvert. On suppose connexe. Soit .
Zéros isolésSi est une fonction analytique sur et si n’est pas identiquement nulle, alors l’ensemble des zéros de n’admet pas de point d’accumulation dans .
L’ensemble des zéros d’une fonction analytique non nulle sur est au plus dénombrable.
Prolongement analytiqueReformulé de manière équivalente au 35, si deux fonctions analytiques coïncident sur un sous-ensemble de qui possède un point d’accumulation dans , alors elles sont égales sur .
Il existe une unique fonction holomorphe sur telle que et c’est la fonction identité.
Il existe au moins deux fonctions holomorphes sur telles que
Transformée de Fourier d’une GaussienneOn a
Principe du maximumOn suppose borné et holomorphe sur et continue sur . On note le maximum de sur la frontière de . Alors,
Pour tout , .
S’il existe tel que , alors est constante sur .
Soit une suite de fonctions holomorphes sur et continues sur . Si converge uniformément sur la frontière de , alors converge uniformément sur et la limite est holomorphe.
On suppose que et holomorphe sur . On suppose de plus que et sur le cercle unité. Alors s’annule sur le cercle unité.
Exemple d’application en algèbre
n’est pas connexe. Ses composantes connexes sont et .
n’est pas surjective.
est connexe par arcs.
Soit . Alors .
est différentiable en et .
Soit . Alors .
surjectivite-de-l-exponentielle
est surjective.
, où désigne les carrés de .