219 Extremums : existence, caractérisation, recherche. Exemples et applications.
Extremums : existence, caractérisation, recherche. Exemples et applications.
analysis
Existence et unicité
Soient un ouvert d’un espace vectoriel normé et .
On dit que admet un maximum local (resp. minimum local) en si
On dit que admet un extremum local en si elle admet un minimum ou un maximum local.
Utilisation de la compacité
Des bornesSoient un espace compact et continue. Alors, il existe deux éléments et de vérifiant
La fonction est minorée par , majorée par , mais n’atteint ses bornes sur aucun intervalle d’intérieur non vide de .
Soient un espace métrique et , deux compacts de . Alors,
Point fixe dans un compactSoit un espace métrique compact et telle que alors admet un unique point fixe et pour tout , la suite des itérés converge vers ce point fixe.
admet un unique point fixe sur .
La fonction est continue, contractante et sans point fixe.
Théorème de HeineUne application continue sur un compact y est uniformément continue.
Théorème de d’Alembert-GaussTout polynôme non constant de admet une racine dans .
Utilisation de la convexité
Soit un intervalle non réduit à un point.
Une fonction est constante si et seulement si elle est convexe et majorée.
La fonction définie sur par est convexe, majorée, mais non constante.
Si est convexe et est dérivable en un point tel que , alors admet un minimum global en .
Si est convexe et admet un minimum local, alors ce minimum est global.
Utilisation de l’holomorphie
Soient un ouvert connexe de et .
Inégalités de CauchyOn suppose holomorphe au voisinage du disque . On note les coefficients du développement en série entière de en . Alors, où .
Théorème de LiouvilleOn suppose holomorphe sur tout entier. Si est bornée, alors est constante.
Principe du maximumOn suppose borné et holomorphe dans et continue dans . On note le de sur la frontière (compacte) de . Alors,
Utilisation de propriétés hilbertiennes
Soit un espace de Hilbert de norme et on note le produit scalaire associé.
Identité du parallélogramme et cette identité caractérise les normes issues d’un produit scalaire.
projection-sur-un-convexe-ferme
Projection sur un convexe ferméSoit un convexe fermé non-vide. Alors : On peut donc noter , le projeté orthogonal de sur . Il s’agit de l’unique point de vérifiant
Si est un sous-espace vectoriel fermé dans , alors est une application linéaire continue. De plus, pour tout , est l’unique point tel que .
Soit un sous-espace vectoriel de . Alors,
Théorème de représentation de Riesz et de plus, .
On note alors : c’est l’adjoint de . On a alors .
Soit une fonction convexe, continue et vérifiant Alors, il existe tel que
Extrema et calcul différentiel
Soit différentiable en un point de , où est un ouvert de .
Condition du premier ordre
Si , on dit que est un point critique de .
Cela revient à dire que toutes les dérivées partielles de s’annulent en .
Si admet un extremum local en , alors est un point critique de .
a un point critique en , mais n’a pas d’extremum en .
Condition du second ordre
On suppose de classe sur .
La matrice hessienne de en , notée , est définie par
Pour de classe , est symétrique.
On suppose . Alors :
Si admet un minimum (resp. maximum) relatif en , est positive (resp. négative).
Si définit une forme quadratique définie positive (resp. définie négative), admet un minimum (resp. maximum) relatif en .
On suppose . On pose . Alors :
Si et (resp. ), admet une minimum (resp. maximum) relatif en .
Si , n’a pas d’extremum en .
Si , on ne peut rien conclure.
La fonction a trois points critiques qui sont des minimum locaux : , et .
a sa hessienne positive en , mais n’a pas d’extremum en .
Extrema liés
Extrema liésSoient des fonctions de classe . On note . Si admet un extremum relatif en et si les formes linéaires sont linéairement indépendantes, alors il existe un unique -uplet tel que
Les du théorème précédent sont appelés appelés multiplicateurs de Lagrange.
La relation finale du 34 équivaut à et elle exprime que est nulle sur l’espace tangent à en (ie. est orthogonal à l’espace tangent à en ).
On pose et on considère . On cherche à minimiser sous la contrainte .
Alors, le minimum (global) de sous cette contrainte est atteint en , la différentielle de en est nulle et la relation finale du 34 n’est pas vraie.
Théorème spectralTout endomorphisme symétrique d’un espace euclidien se diagonalise dans une base orthonormée.
où (ie. est l’ensemble des matrices de qui minimisent la norme euclidienne canonique de ).
Inégalité arithmético-géométrique.
Inégalité d’Hadamard avec égalité si et seulement si l’un des est nul ou si est une famille orthogonale de .
Algorithmes d’optimisation numérique
Méthode de Newton
methode-de-newton
Méthode de NewtonSoit une fonction de classe strictement croissante sur . On considère la fonction (qui est bien définie car ). Alors :
tel que .
tel que est stable par .
La suite des itérés (définie par récurrence par pour tout ) converge quadratiquement vers pour tout .
En reprenant les hypothèses et notations du théorème précédent, et en supposant de plus strictement convexe sur , le résultat du théorème est vrai sur . De plus :
est strictement décroissante (ou constante).
pour .
On fixe . En itérant la fonction pour un nombre de départ compris entre et où et , on peut obtenir une approximation du nombre .
En itérant la fonction pour un nombre de départ supérieur à , on peut obtenir une approximation du nombre d’or .
Lien avec les systèmes linéaires
Soient et . On pose . Alors, minimiser sur revient à résoudre le système linéaire .