235 Problèmes d’interversion de symboles en analyse.
Problèmes d’interversion de symboles en analyse.
analysis
Problèmes d’interversion avec les suites et séries de fonctions
Utilisation de la convergence uniforme
de la double limiteSoient une partie non vide d’un espace vectoriel normé de dimension finie, un espace de Banach, une suite de fonctions de dans et . On suppose :
converge uniformément sur .
admet une limite quand tend vers .
Alors,
Soient une partie non vide d’un espace vectoriel normé de dimension finie, un espace de Banach, une suite de fonctions de dans et . On suppose :
converge uniformément sur vers .
est continue en .
Alors est continue en .
La suite définie sur pour tout par converge vers Les fonctions sont continues, mais ne l’est pas : on n’a pas convergence uniforme sur .
Soient un intervalle non vide de , un espace vectoriel normé et une suite de fonctions de dans . On suppose :
est dérivable sur .
converge simplement sur vers .
converge uniformément sur .
Alors est dérivable sur et , .
La suite définie sur pour tout par converge vers , qui n’est pas dérivable à l’origine bien que les le soient.
Soient un segment non vide de , un espace de Banach et une suite de fonctions de dans . On suppose :
est de classe sur .
Il existe tel que converge.
converge uniformément sur vers .
Alors converge uniformément sur vers de classe sur et .
Séries de fonctions et limites
Soient une partie non vide d’un espace vectoriel normé, un espace de Banach, une série de fonctions de dans et . On suppose :
converge uniformément sur .
admet une limite quand tend vers .
Alors, converge dans et,
Soient une partie non vide d’un espace vectoriel normé, un espace de Banach, une série de fonctions de dans et . On suppose :
converge uniformément sur .
est continue en .
Alors, est continue en .
La fonction est continue sur .
Soient un intervalle non vide de , un espace de Banach et une série de fonctions de dans . On suppose :
est dérivable sur .
Il existe tel que converge.
converge uniformément sur .
Alors converge simplement sur uniformément sur tout compact de , et,
La fonction est sur et,
Le cas des séries entières
On appelle série entière toute série de fonctions de la forme où est une variable complexe et où est une suite complexe.
Lemme d’AbelSoient une série entière et tels que soit bornée. Alors :
tel que , converge absolument.
converge normalement dans .
En reprenant les notations précédentes, le nombre est le rayon de convergence de .
a un rayon de convergence égal à .
a un rayon de convergence infini. On note la fonction somme.
Soit une série entière de rayon de convergence . On note la somme de cette série sur . Alors et, pour tout .
Plus précisément, pour tout , est fois dérivable avec
theoreme-d-abel-angulaire
Abel angulaireSoit une série entière de rayon de convergence supérieur ou égal à telle que converge. On note la somme de cette série sur le disque unité de . On fixe et on pose .
Alors .
La réciproque est fausse : alors que la série diverge.
Taubérien faibleSoit une série entière de rayon de convergence . On note la somme de cette série sur . On suppose que Si , alors converge et .
Ce dernier résultat est une réciproque partielle du 17. Il reste vrai en supposant (c’est le théorème Taubérien fort).
Problèmes d’interversion en intégration
On se place dans un espace mesuré .
Intégrale d’une suite de fonctions
Convergence monotoneSoit une suite croissante de fonctions mesurables positives. Alors, la limite de cette suite est mesurable positive, et,
Soient , deux fonctions mesurables positives.
(l’intégrale est croissante).
(l’intégrale est additive).
(l’intégrale est positivement homogène).
Si pp., alors .
Lemme de FatouSoit une suite de fonctions mesurables positives. Alors,
Soit croissante sur , continue en et dérivable en et dérivable pp. dans . Alors,
Convergence dominéeSoit une suite d’éléments de telle que :
pp. en , converge dans vers .
positive telle que Alors,
On reprend l’26 et on suppose partout dérivable sur de dérivée bornée. Alors l’inégalité est une égalité.
Soit . On pose . Alors,
Lemme de Borel-CantelliSoit une famille de parties de . Alors,
Intégrale à paramètre
Soit où est un espace métrique. On pose .
Continuité
Continuité sous le signe intégralOn suppose :
, est mesurable.
pp. en , est continue en .
positive telle que
Alors est continue en .
On suppose :
, est mesurable.
pp. en , est continue sur .
positive telle que
Alors est continue sur .
La fonction est bien définie et continue sur .
Soit intégrable. Alors, est bien définie et est continue sur .
Dérivabilité
On suppose ici que est un intervalle ouvert de .
Dérivation sous le signe intégralOn suppose :
, .
pp. en , est dérivable sur . On notera cette dérivée définie presque partout.
compact, positive telle que
Alors , et est dérivable sur avec
Si dans le 35, hypothèse (ii), on remplace
dérivable
par, alors la fonction est de classe .
On a un résultat analogue pour les dérivées d’ordre supérieur.
-ième dérivée sous le signe intégralOn suppose :
, .
pp. en , . On notera la -ième dérivée définie presque partout pour .
, compact, positive telle que
Alors , , et avec
La fonction de l’33 est sur .
On se place dans l’espace mesuré et on considère une suite de fonctions dérivables sur telle que Alors est dérivable sur de dérivée .
Transformée de Fourier d’une GaussienneEn résolvant une équation différentielle linéaire, on a
integrale-de-dirichlet
Intégrale de DirichletOn pose , alors :
est bien définie et est continue sur .
est dérivable sur et , .
.
Holomorphie
On suppose ici que est un ouvert de .
Holomorphie sous le signe intégralOn suppose :
, .
pp. en , est holomorphe dans . On notera cette dérivée définie presque partout.
compact, positive telle que
Alors est holomorphe dans avec
La fonction de l’33 est holomorphe dans l’ouvert .
Intégrale sur un espace produit
Théorème de Fubini-TonelliSoient un autre espace mesuré et . On suppose et -finies. Alors :
et sont mesurables.
Dans ,
Théorème de Fubini-LebesgueSoient un autre espace mesuré et . Alors :
Pour tout , et pour tout , sont intégrables.
et sont intégrables, les fonctions étant définies pp.
On a :
On considère . Alors, , mais .
Soient et . Alors,
Problèmes d’interversion en analyse de Fourier
Séries de Fourier
Soit une application -périodique et continue par morceaux sur . On appelle coefficients de Fourier de les nombres complexes définis par La série de Fourier associée à est
Égalité de ParsevalSoit une application -périodique et continue par morceaux sur . Alors,
On considère sur . Alors,
Théorème de Jordan-DirichletSoit une application -périodique et par morceaux sur . Alors la série de Fourier de est convergente en tout point et sa somme en ce point vaut
Toujours avec , on obtient .
Transformée de Fourier
Soit une fonction mesurable. On définit, lorsque cela a un sens, sa transformée de Fourier, notée par
Densité de PoissonOn pose , . Alors et, , .
Lemme de Riemann-LebesgueSoit , existe et
, est continue, bornée par . Donc la transformation de Fourier est bien définie.
La transformation de Fourier est une application linéaire continue.
Remarquons ici que la transformée de Fourier n’est pas intégrable.
Formule de dualité
La transformation de Fourier est une application injective.
Formule d’inversion de FourierSi est telle que , alors
Formule sommatoire de PoissonSoit une fonction de classe telle que et quand . Alors :
Identité de Jacobi