245 Fonctions holomorphes et méromorphes sur un ouvert de . Exemples et applications.
Fonctions holomorphes et méromorphes sur un ouvert de . Exemples et applications.
analysis
Soit un ouvert. Soit .
Dérivabilité au sens complexe
On dit que est holomorphe en s’il existe un complexe tel que On dit que est holomorphe sur si elle l’est en tout point de et on note la fonction ainsi que l’ensemble des fonctions holomorphes sur .
est holomorphe sur , de dérivée .
n’est holomorphe en aucun point de .
est une algèbre sur avec pour tout et :
.
.
.
quand ne s’annule pas sur .
Pour tout , où
Soit holomorphe bijective d’inverse . On suppose continue en et . Alors est holomorphe en et
Conditions de Cauchy-RiemannOn pose et . On suppose -différentiable en . Alors, les propositions suivantes sont équivalentes :
est holomorphe en .
est -linéaire.
.
et .
et ne sont holomorphes en aucun point de .
Théorème de WeierstrassUne suite de fonctions holomorphes qui converge uniformément sur tout compact de a une limite holomorphe sur . De plus, la suite des dérivées -ième converge uniformément sur tout compact vers la dérivée -ième de la limite pour tout .
Séries entières et analycité
Généralités sur les séries entières
On appelle série entière toute série de fonctions de la forme où est une variable complexe et où est une suite complexe.
Lemme d’AbelSoient une série entière et tels que soit bornée. Alors :
tel que , converge absolument.
converge normalement dans .
En reprenant les notations précédentes, le nombre est le rayon de convergence de .
a un rayon de convergence égal à .
a un rayon de convergence infini. On note la fonction somme.
Soit une série entière de rayon de convergence . On note la somme de cette série sur . Alors et, pour tout .
Plus précisément, pour tout , est fois dérivable avec
Analycité
On dit que est analytique sur si, pour tout , il existe et une série entière de rayon de convergence , tels que ie. est développable en série entière en tout point de . On note l’ensemble des fonctions analytiques sur .
Soit une série entière de rayon de convergence . On note la somme de cette série sur . Alors et, si : (où désigne la -ième dérivée complexe de ).
.
Si est une fraction rationnelle, alors est développable en série entière au voisinage de chaque point qui n’est pas un pôle de (cf. 40).
Zéros isolésOn suppose connexe et . Si n’est pas identiquement nulle sur , alors l’ensemble des zéros de n’admet pas de point d’accumulation dans .
Si est connexe, est une algèbre intègre.
Prolongement analytiqueReformulé de manière équivalente au 16, si est connexe et si deux fonctions analytiques coïncident sur un sous-ensemble de qui possède un point d’accumulation dans , alors elles sont égales sur .
Il existe une unique fonction holomorphe sur telle que et c’est la fonction identité.
Il existe au moins deux fonctions holomorphes sur telles que
Holomorphie et intégration
Intégration sur une courbe
Un chemin est une application (où est un segment de ) continue.
Si , on dit que est fermé.
Si est un chemin par morceaux, on dit que est une courbe.
On appelle l’image de .
Soient et . Alors, est une courbe fermée (c’est la paramétrisation du cercle de centre et de rayon ).
Soit une courbe. L’intégrale curviligne le long de est
Soit une courbe de longueur , alors,
Soit une courbe. On suppose , holomorphe sur telle que est continue sur . Alors,
Théorie de Cauchy et lien avec l’analycité
Soit une courbe fermée telle que . L’indice de par rapport à , noté , est défini par
En reprenant les notations précédentes, compte le nombre de tours orientés que fait autour de . En particulier :
On a toujours .
On note l’image de . est nulle sur la composante connexe non bornée de .
Cauchy homologiqueSoit un cycle homologue à zéro dans (ie. tel que ). On suppose . Alors,
Formule intégrale de CauchySoit un cycle homologue à zéro dans . On suppose . Alors,
On a . De plus, si et si , on a
Conséquences
Inégalités de CauchyOn suppose holomorphe au voisinage du disque . On note les coefficients du développement en série entière de en . Alors, où .
Théorème de LiouvilleOn suppose holomorphe sur tout entier. Si est bornée, alors est constante.
Principe du maximumOn suppose borné et holomorphe dans et continue dans . On note le de sur la frontière (compacte) de . Alors,
Holomorphie d’une intégrale à paramètre
Holomorphie sous le signe intégralOn suppose :
, .
pp. en , est holomorphe dans . On notera cette dérivée définie presque partout.
compact, positive telle que
Alors est holomorphe dans avec
Soit . Si sa transformée de Fourier est nulle, alors .
définit une fonction holomorphe sur qui coïncide avec la transformée de Fourier de sur . On trouve en particulier,
Soient un intervalle de et une fonction poids. On note :
, .
l’espace des fonctions de carré intégrable pour la mesure de densité par rapport à la mesure de Lebesgue.
On suppose que , et on considère la famille des polynômes orthogonaux associée à sur . Alors , . En particulier, l’algorithme de Gram-Schmidt a bien du sens et est bien définie.
densite-des-polynomes-orthogonaux
Soient un intervalle de et une fonction poids. On considère la famille des polynômes orthogonaux associée à sur .
On suppose qu’il existe tel que alors est une base hilbertienne de pour la norme .
Méromorphie
Singularités
Soit . On suppose .
On dit que est une singularité effaçable pour s’il existe tel que pour tout .
On dit que est un pôle d’ordre s’il existe des scalaires avec tels que ait une singularité effaçable en .
est la partie principale de en et est le résidu de en noté .
a une singularité effaçable en .
a un pôle d’ordre (simple) en avec partie principale égale à et .
On dit que est méromorphe sur s’il existe tel que :
n’a que des points isolés dans (en particulier, est au plus dénombrable et est ouvert).
.
a un pôle en chaque point de .
est méromorphe dans et en reprenant les notations précédentes, .
La fonction définie par se prolonge en une fonction méromorphe sur , dont les pôles sont les entiers négatifs.
On suppose où et sont holomorphes en un voisinage de avec un zéro simple de et . Alors, est un pôle simple de de résidu
Le résidu de en est égal à .
Théorème des résidus
des résidusOn suppose méromorphe sur et on note l’ensemble de ses pôles. Soit une courbe homologue à zéro dans et ne rencontrant pas . Alors,
Intégrale de Dirichlet
transformee-de-fourier-d-une-gaussienne
Transformée de Fourier d’une gaussienneOn définit , Alors,
Théorème de KroneckerOn suppose holomorphe sur et non identiquement nulle dans . Soit une courbe homologue à zéro dans , et qui ne rencontre pas l’ensemble des zéros de . Alors, le nombre des zéros de à l’intérieur de comptés avec multiplicités vérifie
Théorème de RouchéSoient un cycle homologue à zéro dans et . On suppose Alors,
a trois zéros dans .