250 Transformation de Fourier. Applications.
Transformation de Fourier. Applications.
analysis
Transformation de Fourier dans
Définitions et premières propriétés
Soit une fonction mesurable. On définit, lorsque cela a un sens, sa transformée de Fourier, notée par
Densité de PoissonOn pose , . Alors et, , .
transformee-de-fourier-d-une-gaussienne
Transformée de Fourier d’une gaussienne. On définit , Alors,
Lemme de Riemann-LebesgueSoit , existe et
La transformée de Fourier d’une fonction intégrable n’est pas forcément intégrable.
, est continue, bornée par . Donc la transformation de Fourier est bien définie.
La transformation de Fourier est une application linéaire continue.
Soit . Alors :
.
.
Pour tout , et ,
Pour tout , et ,
Soit et soit .
On suppose et . Alors,
On suppose . Alors, la -ième dérivée partielle de existe, et
On considère pour . Alors, vérifie ce qui permet de retrouver l’3.
Convolution
Soient et deux fonctions de dans . On dit que la convolée (ou le produit de convolution) de et en existe si la fonction est intégrable sur pour la mesure de Lebesgue. On pose alors :
Soient . Alors existe pour tout et
Dans , dès qu’il a un sens, le produit de convolution de deux fonctions est commutatif, bilinéaire et associatif.
Convolution dans Soient . Alors :
pp. en , est intégrable sur .
est intégrable sur .
.
L’espace vectoriel normé muni de est une algèbre de Banach commutative.
ie. est un morphisme d’algèbres.
L’algèbre n’a pas d’élément unité.
Formule de dualité
Inversion
Formule d’inversion de FourierSi est telle que , alors
Une solution de l’équation intégrale d’inconnue : est pour .
La transformation de Fourier est une application injective.
Soient et telle que , alors
Transformation de Fourier dans d’autres espaces
Dans
Théorème de Plancherel-Parseval
En termes de produit scalaire, la formule précédente s’écrit
Soit . Alors :
Il existe une suite de qui converge vers dans .
Pour une telle suite , la suite converge dans vers une limite indépendante de la suite choisie.
La limite est la transformée de Fourier de dans .
Les transformations de Fourier et coïncident sur .
On a prolongé à , mais il faut prendre garde au fait que désigne deux applications distinctes : et , ces deux applications ne coïncidant que sur .
Soit . On a les relations suivantes : où
Lorsque et , on a
Formule d’inversion de Fourier-PlancherelL’opérateur de Fourier-Plancherel est un automorphisme d’inverse .
On pose et on a . Or, . On peut calculer sa transformée de Fourier dans :
Dans
Une fonction est dite à décroissance rapide si où .
est à décroissance rapide sur .
On appelle classe de Schwartz, notée , l’espace des fonctions telles que :
.
est à décroissance rapide ainsi que toutes ses dérivées.
est un espace vectoriel stable par dérivation, par multiplication par un polynôme, par produit, par conjugaison et par translation.
.
.
est un automorphisme bicontinu de dont l’inverse est donné par
Applications
Séries de fonctions
Formule sommatoire de PoissonSoit une fonction de classe telle que et quand . Alors :
Identité de Jacobi
Bases hilbertiennes
Soit un intervalle de . On pose , .
On appelle fonction poids une fonction mesurable, strictement positive presque partout et telle que .
Soit une fonction poids.
On note l’espace des fonctions de carré intégrable pour la mesure de densité par rapport à la mesure de Lebesgue.
Muni de est un espace de Hilbert.
Il existe une unique famille de polynômes unitaires orthogonaux deux-à-deux telle que pour tout entier . C’est la famille de polynômes orthogonaux associée à sur .
Polynômes de HermiteSi et si , alors
On suppose que , et on considère la famille des polynômes orthogonaux associée à sur . Alors , . En particulier, l’algorithme de Gram-Schmidt a bien du sens et est bien définie.
densite-des-polynomes-orthogonaux
On considère la famille des polynômes orthogonaux associée à sur et on suppose qu’il existe tel que alors est une base hilbertienne de pour la norme .
On considère, sur , la fonction poids . Alors, la famille des n’est pas totale. La famille des polynômes orthogonaux associée à ce poids particulier n’est donc pas totale non plus : ce n’est pas une base hilbertienne.
En probabilités
Soit un vecteur aléatoire.
On appelle fonction caractéristique de , notée , la transformée de Fourier de la loi (définie à un signe près) :
Si est un vecteur aléatoire réel admettant pour densité, alors
Soient et deux vecteurs aléatoires réels. Alors,
.
où est la fonction génératrice de .
Soit , alors dans pour une variable aléatoire réelle,
On se place dans le cadre du théorème précédent. On a :
Si et sont deux vecteurs aléatoires réels indépendants :
.
.